Le gouvernement surfera-t-il sur la Vague pour le climat ou restera-t-il au port ?
Bruxelles, le 8 décembre 2009
Communiqué de presse
Le gouvernement surfera-t-il sur la Vague pour le climat ou restera-t-il au port ?
Plus de 15.000 personnes ont manifesté samedi dans les rues de Bruxelles pour qu’un accord ambitieux, juste et légalement contraignant soit conclu lors du Sommet des Nations-Unies sur les Changements climatiques qui se tient à Copenhague jusqu’au 18 décembre. Il s’agit de la plus importante mobilisation jamais réalisée autour d’un enjeu environnemental. La Coalition climat espère que le gouvernement belge entendra l’appel lancé par ses électeurs, qu’il montrera plus d’ambition à Copenhague, et qu’il y adoptera une position résolument forte.
La Vague pour le Climat initiée par la Coalition Climat (plate-forme regroupant plus de 80 organisations représentatives de la société civile : mouvement environnemental et Nord-Sud, syndicats, organisations de jeunesse, Ligue des Familles…) a rassemblé ce samedi entre 15.000 et 20.000 personnes. Pour la première fois, des militants et des citoyens issus de tous les horizons se sont mobilisés autour d’un enjeu longtemps perçu comme purement environnemental. Cela témoigne d’une prise de conscience populaire des conséquences multiples (sociales, économiques et humanitaires) attachées à la problématique climatique.
Malheureusement les membres de la Coalition Climat constatent que le gouvernement belge ne joue pas encore le rôle de moteur, à l’opposition de la France ou du Royaume-Uni, dont les représentants à Copenhague ont récemment annoncé leur volonté de voir l’Europe aller plus loin dans sa position. La ligne retenue par la Belgique en ce moment est résolument attentiste et montre peu d’ambition. Pour la Coalition Climat, c’est loin d’être suffisant. C’est pourquoi la Coalition Climat appelle le gouvernement belge à :
Définir pour l’Union européenne l’engagement pour un objectif de réduction des émissions au-delà de 20% d’ici 2020 par rapport à 1990. Le chiffre de 20% qui est l’engagement de l’Europe à ce stade n’atteint même pas le minimum recommandé par le GIEC pour limiter l’augmentation de la température à moins de 2°C et ainsi éviter un changement climatique dangereux.
Prévoir un financement pour le Sud, et pas seulement à court terme mais aussi de façon structurelle, à long terme. De plus, ces moyens doivent être additionnels, et doivent être rajoutés aux budgets déjà prévus pour l’aide au développement. On estime qu’un montant global d’au moins 110 milliards d’euros par an est nécessaire.
Si le gouvernement belge, et plus particulièrement le premier ministre M. Leterme, qui prendra la parole au nom de la Belgique à Copenhague, ne défend pas cette position, c’est qu’ils ne tiennent pas compte de l’avis des 15 à 20.000 personnes présentes à Bruxelles samedi. Ceux-ci ont manifesté pour les encourager à se montrer plus ambitieux, et à aller plus loin que ce qui se passe actuellement. C’est maintenant aux chefs du gouvernement belge d’entendre cet appel et de jouer lors du Conseil européen des 10 et 11 décembre le rôle de moteur au lieu d’adopter une attitude attentiste.
Plus d’information :
Michel Genet, Président de la Coalition climat : 0478 39 39 66






